Lionel Garcin

saxophone • improvisation

La grande volière (concert perché)

Dispositif de réintroduction de musiciens en milieu sauvage

Lionel Garcin
, Michel Doneda, Violaine Gestalder
, Alexandra Grimal, Guillaume Orti : saxophones soprano| Marc Namblard : audio-naturaliste, captation et diffusion

Une exploration du langage sonore des oiseaux, adapté aux saxophones, restitué et mis en espace in-situ dans les arbres, à grande hauteur.

A l’image d’oiseaux d’espèces différentes chantant tous en même temps sans se perturber les uns les autres, l’espace acoustique et celui de la forêt étant assez vastes pour que chacun puisse y trouver simultanément sa place, ce projet réunit des saxophonistes issus de diverses pratiques musicales (improvisation, jazz, musique contemporaine...).

Les musiciens investissent la résonance de tout un parc ou d’une forêt et, depuis les arbres, à grande hauteur, jouent avec une attention toute particulière au son du Lieu.

Le vocabulaire (écritures et improvisations) est issu d’une exploration du langage des oiseaux, pris comme maitres de tradition orale, d’un travail autour des relevés de Messiaen, et d’une exploration sensible du lien à l’arbre et à l’espace sonore.

Au sol, un audio-naturaliste à l’affût pour capter des sons en temps réel et les rediffuser ailleurs dans l’espace aussi bien que pour y inviter d’autres
paysages sonores, en interaction avec les instrumentistes.

La Grande Voliere interroge le traditionnel clivage entre artefact et nature, animalité et humanité. Pour le public aussi bien que pour les artistes, l’écoute est alors le geste même d’« inclure » (par opposition à celui d’« exclure »).

coproduction : Fondation Royaumont-Cie Barre Phillips

article de presse : Balades Randos en France, n° 142, mars-avril 2018)